prendre des vacances loin de soi

C’est tout à fait surprenant de voir que quelque soit l’endroit où on part en vacances, on part avec soi. Serait il impossible de prendre des congés de soi-même ?

 

 

angoisse

Le temps est horrible. Nous ne nous sentons pas vraiment en été.  Les enfants sont chez mes beaux parents depuis 12 jours. Ils commencent à vraiment me manquer mais je me réjouis qu’ils aient l’air de passer des vacances formidables avec leurs grand-parents. Plus que deux jours et nous sommes à notre tour en congé.

Pour l’heure, mon homme est dans son bureau, il bosse pour deux. Ma formation c.a.p couture commence en septembre, elle va s’étaler sur 10 mois alors que mes allocations chômage cessent en janvier 2018… Petit écart que je n’avais pas du tout anticipé… Ce petit désagrément explique sans aucun doute ma difficulté à trouver le sommeil ces derniers temps.

Le « seigneur est mon berger, rien ne saurait me manquer ». Il faut que je me récite ce psaume pour ne pas céder à l’angoisse.

« La vie est bien faite, tout va bien se passer ». Oui, tout va bien se passer mais pour l’heure, j’ai une boule au niveau de l’estomac et je dors mal.

 

formation coaching suite

 

Pour vivre en collectivité, il faut des lois, des règles, des usages, des coutumes, des conventions sociales, des bonnes manières.. . Bref un cadre rendant la vie en collectivité possible, agréable et tenant le chaos à bonne distance.
J’ai toujours été consciente de la nécessité de respecter cette armada de règles, docile je m’applique à les respecter jusqu’à en être parfois un brin rigide. Par exemple, lorsque je m’évertue à ne pas dépasser les 30 kms heures figurant sur les panneaux routiers, je sens bien que l’ensemble des membres présents de la voiture souhaite m’étrangler mais c’est la règle et « la règle c’est la règle ».

En revanche, la nécessité tout aussi légitime de se plier au port de certains « masques sociaux » me demande une énergie considérable comme je l’évoquais dans plusieurs posts. Aussi, j’évite les endroits demandant un comportement policé car je ne suis pas capable de le tenir sur la durée. Mon choix de devenir coach s’est d’ailleurs fait en tenant compte de ce paramètre. Les « séances » ne pouvant pas durer plus d’une heure trente.. cela me semblait tout à fait réaliste avec ma personnalité et mes points de vigilance.

« Chasse le naturel, il revient au galop ». Chez moi, c’est donc « chasse le naturel, tu te tapes une migraine » (ou une crispation de la mâchoire, un malaise vagal etc….).

En clair, j’ai la spontanéité d’une enfant (il est pénible de la museler), ma gestion de mes émotions est parfois énergivore mais en gros, je ne trouve pas que je sois quelqu’un de très différent des autres.
Donc l’an dernier , lors de la formation coaching , je me suis pris un 33 tonnes dans la face.

Malgré les signaux d’alerte que me lançaient mon cerveau reptilien (partie du cerveau chargée de vous maintenir en vie) lors de la réunion d’information, je ne me suis pas écoutée et ai choisi de m’y inscrire malgré tout. La formation a commencé en septembre 2015.
Nous étions 21 stagiaires, principalement des cadres avec une moyenne d’âge de 45 ans. Cette formation a dogmatique comportait une partie théorique et une partie pratique. A défaut de vraies « clients », la partie pratique était faite entre nous. Les stagiaires de la formation à tour de rôle apportaient une demande afin qu’un des autres puisse s’exercer aux différentes techniques enseignées et l’accompagne à trouver lui même la solution à son « problème ». En somme le principe de la maïeutique de Socrate.

Nous étions donc assis en rond sans table. Les personnes qui s’entraînaient le faisaient parfois au centre de ce cercle. Je m’y étais pliée plusieurs fois en tant que coach et en tant que coachée et avais scrupuleusement appliqué la consigne que le groupe pédagogique ne cessait de marteler « soyez authentique sinon cela ne servira à rien ».

Imaginez ma joie! Enfin j’avais un cadre où je pouvais être moi parce que cela me l’était demandé, parce que c’était nécessaire pour que je réussisse cette formation. J’étais donc moi dans mon universalité que je dévoilais sans crainte à mes pairs. Je pensais par ailleurs que je n’avais pas grand chose dont je puisse avoir honte d’abord parce qu’on a tous plus ou moins vécu à certains ages le même panel d’émotions, deuxièmement parce que je ne suis pas une » mauvaise personne ».

Pendant un temps assez long (je dirais 3 mois) il m’a semblé cependant être l’une des seules à apporter de vraies belles demandes en exercice de coaching. Cela m’énervait et j’en riais avec la personne que j’amenais en formation (elle souffrait de problèmes d’équilibre et ne pouvait pas se rendre à la fac toute seule).
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> Coacher une personne qui se demandait si elle allait ou non se produire à son concert en fin de semaine alors qu’il avait la voie cassée n’était pas un exercice très compliqué et je trouvais très gonflé d’avoir à s’entraîner la dessus.  Avec du recul, je me rends compte désormais combien la personne avait raison de se méfier.
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> Par ailleurs, je trouvais que la sélection d’une ou deux personnes avait été faite de façon un peu légère, je ne pensais pas une seule seconde que certains faisaient le même constat en ce qui me concernait!
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> Une des stagiaires m’a ainsi parlé par deux fois d’une lumière qu’elle voyait à mes côtés, elle se présentait comme une sorte de médium travaillant avec des lumières bleues qui lui apparaissaient. Elle pensait que cette lumière était une femme qui veillait sur moi. Amusée je lui ai rétorqué que cela devait certainement être ma mère ! Elle m’expliquait aussi qu’elle avait tenté de se suicider trois ans auparavant. Son fils alors âgée de 17 ans l’avait décrochée de la corde à laquelle elle s’était pendue dans son garage. Je la trouvais touchante, j’ai appris par la suite que c’était une vraie garce et qu’elle était arrivée troisième au classement de la formation.

Une autre me racontait qu’elle avait adopté à plusieurs reprises de fausses identités (gendarme) pour ne pas perdre la face, qu’elle se sentait espionnée par ses voisins. Elle me saoulait car il n’y avait pas une session qui se passait sans qu’elle me dise que j’étais « perchée », « lunaire ». Je lui disais que cela ne me plaisait pas et pourtant elle continuait…

Très franchement même si parfois l’ambiance du collectif était pesante et mes remises en question nombreuses sur ma capacité à décrocher ce diplôme, j’avais la sensation d’avancer à grands pas et d’être faite pour cette activité. Je coachais des personnes dans le cadre du secours catholique et il me semblait que ces personnes étaient contentes de mon apprentissage. Par ailleurs, j’accompagnais une femme politique connue sur la ville et elle était ravie de mes services.

Dans le groupe, je m’étais liée avec 4 copines avec lesquelles je passais mes pauses et j’appréciais leur compagnie.

Je me suis donc dévoilée sans retenue aucune dans cette formation, appliquant avec ardeur la consigne d’ »être authentique »!! et bienveillant

J’ai pleuré une fois au tout début (en octobre ou novembre) quand un des élèves m’ a balancé que « je ne coacherai jamais personne en étant comme ça »(cet élève était Responsable du recrutement des coachs chez AIRBUS, son verdict m’a vraiment fait mal), je m’en suis d’ailleurs ouverte dans la foulée en larmes au groupe, prof compris, et ai demandé à ce que cette personne soit moins radicale dans ses propos.

A part cet incident, je trouvais que j’étais vraiment une bonne élève, bosseuse, motivée, solidaire. Pour la première fois à l’inverse de mes 5 années d’étude que j’ai vécues en vraie touriste, j’étais assidue et tous les cours étaient pris de ma main. J’avais un gros classeur où je conservais tout. Du jamais vu pour moi! De plus un des enseignants n’avait pas tari d’éloges sur mes premiers coachings. Excellent avait-il dit ! 1 mois a peine avant l’entrevue que je décris ci-dessous.

Or 5 mois après le début de la formation, le Directeur du D.U. nous a reçu à tour de rôle pour un point ayant vocation à valider notre sujet de mémoire et nos avancées dans la formation. Pour moi il devait se dérouler le 26 janvier 2016 et je m’attendais à y être félicitée.

Je vous laisse découvrir la teneur de l’échange que j’ai eu à cette occasion et que j’ai rédigé la nuit qui a suivi. En gros je n’ai pas été félicitée mais assa-ssi-née. Jamais je n’ai connu une telle humiliation, un tel sentiment de honte. C’est simple, encore aujourd’hui, j’en ai le coeur au bord des lèvres.

 

lettres d’amour

Nous sommes le 23 juillet, deux jours après l’anniversaire de la mort de maman. Ce matin j’ai été faire un truc pas très classe mais je ne regrette pas de l’avoir fait.

Mon père étant parti dans notre maison de vacances, je me suis rendu chez lui et ai été ouvrir une très vieille valise en cuir que je savais rangée dans son placard. Mon objectif était de remettre la main sur la correspondance de ma maman avec sa propre mère.

En me saisissant de la valise mes lunettes sont tombées et j’ai marché dessus. Alors que je me baissais pour les ramasser, la phrase familiale avec laquelle j’ai été bercée m’est revenue en tête « c’est le petit Jésus qui te punie ». En l’occurrence, cela pouvait bien être le cas puisque je m’étais introduite sournoisement dans les affaires privées de mon père et que ne trouvant pas ce que j’étais venue chercher, je me suis retrouvée à lire la correspondance de mes parents.

Dieu que c’était joli. Les lettres étaient étalées de  1966 (année de rencontre) à 1970 (première année de mariage, ma grande soeur était née).  Ils ont tenu une correspondance amoureuse régulière d’un autre siècle. Ma mère y apparaissait gaie, charmante, un brin piquante et tellement amoureuse de son Henri. Elle l’appelait « mon petite Henri » « Mon grand amour ». Elle décrivait ses journées, sa vie avec ses parents, ses journées à la plage de la Baule ou à son travail. Lui lui racontait sa petite chambre d’étudiant à Paris, ses voyages en train pour aller voir ses parents à Marseille, ses espoirs de travail, le service militaire, son souhait d’avoir une permission pour venir la voir.

Elle lui racontait les questionnements de ses parents sur la nature de ses intentions vis à vis de l’elle, les soirées passées à faire tapisserie dans les dîners d’affaires de son père, les courses qu’elle faisait en ville. Ils étaient juste fous amoureux l’un de l’autre et c’était si joli, si simple, si dépourvu de toute vulgarité. Dans une des lettres, ma mère explique que ses parents ne trouvent pas convenable son projet de visite à Paris et insiste pour qu’elle parte avec sa cousine en Espagne afin de parfaire son espagnol et « profiter du climat ». Mon père dans son courrier de réponse lui fait part de son mécontentement à la voir s’incliner aux injonctions de ses parents et à se conduire comme une « petite fille docile sans indépendance alors qu’elle a 21 ans ».

La réponse que ma mère lui a faite était délicieuse si fine!

Que je suis heureuse de cette indiscrétion, je n’en ai parcouru que quelques unes mais je les ai trouvé magnifiques ces deux là.

Ils s’aimaient croyez moi ; ça ne me sautait vraiment pas aux yeux mais je peux désormais le dire avec certitude, je suis le fruit d’un amour pur. Je n’aurais jamais pensé dire ça un jour!

 

 

Retour vers le passé suite

J’ai passé un très bon weekend.

Le beau temps n’est pas là mais les grasses matinées attestent qu’il s’agit bien des grandes vacances. Je  viens de relire mon  précédent post, je me demande pourquoi j’ai besoin de revenir là-dessus, sur toute cette histoire qui m’a déjà pris tellement de ce que je crains d’avoir si peu, du temps. J’ai pourtant la sensation qu’il faut que je raconte tout ça, que je revive toute cette merde de D.U. coaching et pourtant ce soir, ce n’est pas de ça que j’ai envie de parler en fait. Cela me surprend mais ce soir je vais remonter le temps c’est vrai mais plus loin encore… au 21 juillet 1995, le jour où ma mère est morte.

J’ai vécu 23 avec elle ; 22 ans sans.

Pourtant j’ai l’impression diffuse soit qu’elle n’a jamais existé ou que tout cela appartient à quelqu’un d’autre, soit que c’était il y a quelques mois seulement en tout cas pas 22 ans. 22 ans, une vie en fait.

C’est une sensation étrange difficilement descriptible même pour moi qui n’ait jamais aucune difficulté à dépeindre sentiments et émotions.

Ma mère est partie à l’âge de 50 ans, en pleine forme physique avec plein de projets.

Son souvenir est malheureusement plus composé des photos d’elle, de sensations et de flashs que d’un souvenir linéaire comme dans les films. Ma mère  a eu une hémorragie cérébrale et ai parti après quelques jours de coma.

La dernière image que j’ai d’elle est celle d’une femme avec le crâne rasée, intubée, la moitié du corps en hémiplégie,  très loin de la très belle femme qu’elle avait été. Je me rappelle avoir dit à l’infirmier qui me guidait dans les couloirs des soins intensifs de l’hôpital qu’il avait du se tromper de chambre car je ne le reconnaissais pas. C’est sa main, mon regard sur sa main qui a fait que  je l’ai reconnue puis mon regard s’est de nouveau porté sur son visage et j’ai vu que c’était elle, c’était bien elle.

J’ai traversé cette période avec un sentiment surprenant. Comme si les gens autour de moi continuaient à croire qu’ils vivaient alors que moi, moi seule,  étais dans la vie, face à face avec la mort, incontournable. Elle était là, entrain d’amener celle que j’aimais le plus au monde, ma mère.

Enfant, dans mon lit, cherchant le sommeil, je l’appelais parfois en lui demandant avec angoisse « tu vas pas mourir hein maman ? » « Non me répondait elle tendrement, ne t’inquiète pas de tout ça. Je ne compte pas du tout mourir avant bien bien longtemps ».

Avoir expérimenté que tout s’arrête un jour fait vivre la vie différemment je crois.

 

retour vers le passé

J’ai toujours été cadre, dès mon arrivée à Paris en fait. Diplômée d’une maîtrise en droit, d’un DESS en communication, parlant couramment l’anglais, j’ai très vite trouvé un boulot à Paris. J’ai été promue à 28 ans drh d’une entité de 260 salariés.

Je me suis enquillée comme la plus part des gens, les levers très matinaux, le lancer d’enfant avec chaussettes dépareillées à la crèche, le  RER B et ses grèves à répétition, les réunions sans fin, les dossiers à rendre pour hier, les meetings au milieu de la France avec le vol aux horaires improbables, les stratégies de réorganisation successives toutes oubliées dans l’année suivant leur mise en œuvre, les courses à talons pour récupérer les enfants, les bains tardifs,  bref le boulot d’une femme cadre en Ile de France, une femme chanceuse épaulée encore et toujours par son mari. Je trouve désolant de souligner ça comme une chance mais il faut l’admettre c’est encore loin d’être le cas dans de nombreux couples.

Ces femmes, toutes ces femmes que j’ai croisées, rencontrées, regardées à la dérobée dans le métro, les RER, les bus, à la sortie des écoles, au travail, dans les monoprix entre midi et deux ; et bien ces femmes  étaient mes  héroïnes. Aucune d’elle ne le saura probablement jamais, mais elles ont été  pour moi une source incroyable d’admiration, de respect. Oui, elles ont forcé mon respect.  En fait, je ne me suis jamais sentie l’une des leurs, une pale imitation seulement ; des mères courages, des femmes qui assurent, des femmes qui repassent le dimanche soir à 22 heures, toujours coiffées, ne ratant jamais un rendez-vous chez le dentiste pour leurs enfants, assumant leur statut d’épouse, de maman, de femme active, n’oubliant rien et ne portant certainement pas des chaussettes trouées voire des pieds nus dans des bottines!

Moi ? je me couchais juste après les enfants et espérais parfois qu’ils s’endorment à table pour que je puisse en faire autant.Épuisée, j’étais épuisée mais je m’éclatais vraiment dans ma vie de maman de jeunes enfants. Je tenais mal la cadence, j’étais souvent à la ramasse dans mon organisation et je ne savais même pas où était le fer à repasser mais je les câlinais sans cesse pour ne pas perdre une seconde de leur enfance, de cette fusion parfaite entre eux et nous. Quant à ma coiffure, elle était inexistante.  Parfois j’avoue que malgré toute ma reconnaissance pour les suffragettes, je me disais que nous nous  étions faites quand même avoir.

Oh oui, nous avions gagné le droit d’être indépendante financièrement, de voter, de disposer de notre corps, d’être des individus à part entière mais nous avions aussi gagné le droit de travailler deux fois plus.  Je l’avoue honteusement alors qu’on vient d’enterrer hier Simone Veil au Panthéon, quand j’étais très fatiguée parce que l’un des deux poussins avait mal dormi, je me disais que les femmes se faisaient finalement en quelque sorte toujours baiser : un boulot la journée, un deuxième en rentrant.

Heureusement, ce type de pensées n’est jamais que fugace. Aujourd’hui en France, nous avons une chance incroyable, nous avons  le choix. Nous choisissons.  Aucun homme n’a le droit de nous considérer comme inférieur et décider pour nous (même si  en parcourant les rayons de jouets je note que les aspirateurs, les caddies, les poussettes, les mini cuisines sont toujours en rose et qu’un certain formatage continue…).

Donc, au travail, les collègues étaient  sympas avec moi. J’ai bien subi quelques coups bas comme tout un chacun mais dans l’ensemble mon défaut d’ambition ne m’a jamais suffisamment exposée.

Un bureau ouvert en permanence pour les gens qui avaient envie d’ être écoutés,  beaucoup de rire décalé et une camaraderie, voilà ce que j’offrais. Des gens abîmés, fragilisés par le travail, j’en ai vus  passer dans mon bureau surtout lors des licenciements que je  devais gérer. J’ai fini par considérer que l’entreprise  était un lieu vraiment destructeur où survivent les gens qui ont la compétence incroyable de ne pas se poser de question sur le sens de tout ça, ou prennent ce cadre pour un jeu et savent être exactement ce qu’on attend d’eux.  J’ai ainsi travaillé pendant des années dans divers postes de cadres essentiellement en lien avec les ressources humaines, mais ce que personne ne savait c’est qu’à chaque poste c’était pareil….: angoisse totale de signer un CDI, un truc qui me lie…puis début du décompte……, un jour, deux mois, 5 mois, un an, 1 an et demi….. Je n’ai jamais dépassé les 5 ans, impossible pour moi. Pourtant j’étais appréciée, j’étais systématiquement promue, alors que  de mon côté, je me sentais dépérir,  étouffer de jour de cantine en jour de meeting. J’étouffais d’ennui dans chaque poste mais je les tenais quand même, sérieuse, fiable, parce qu’il fallait, que les gens sont au chômage et que je devais gagner ma vie comme tout le monde en fait. Et puis, le salaire que je touchais était aussi pour ça.

Mais, un jour je me suis levée et ai été incapable de continuer comme ça. J’ai refusé de me réveiller angoissée à 4h du mat parce que le chef ne m’avait pas conviée à une réunion alors que le sujet ne concernait finalement que moi, ou parce que l’assistante du DG m’avait glissé à l’heure du déjeuner « tu devrais te méfier, on parle de toi en ce moment. « De qui de quoi je devais me méfier ?

J’étais désormais devenue incapable de continuer à me museler et ne pas répondre   »ferme ta putain de grande gueule Marie Aline, tu me fais chier avec ta paranoïa! Ta paranoïa devient la mienne et moi j’en veux pas de cette merde j’en ai assez avec mes propres névroses! »

J’étais incapable  de côtoyer ces gens qui aimaient semer troubles, doutes et  marketer sans cesse tout ce qu’ils faisaient…. Dans l’entreprise, le savoir être est une compétence aussi reconnue et rémunérée que le savoir faire. Certains excellent dans le savoir être, d’autres revêtent tant bien que mal le masque social nécessaire à la vie en entreprise. Moi je commençais à carrément étouffer dessous. Je n’arrivais plus à faire face à Madame B,  50 ans, faisant par ses bruits de couloir, la pluie et le beau temps en toute impunité. La Direction s’en servait d’ailleurs de  vecteur de communication pour diffuser des déstabilisants messages à la plèbe. A couvert, le DG m’avait avoué que c’était une pratique très efficace !!! Combien de gens a-t-elle détruit en 20 ans d’activité parallèle ? Je ne pouvais plus supporter S, poupée blonde,  qui derrière  un visage angélique savonnait tellement de planches qu’elle était craint par tous. Les deux, bien entendu ne se quittaient pas, incontrôlables et méchantes comme la peste. Elles ont même fait tomber leur chef chéri qui n’en a jamais rien su et doit encore déjeuner avec elles. Quelle ironie…L’une d’entre elle à l’arrivée d’une nouvelle embauchée, nous avait dit : « mon dieu qu’elle est laide mais qu’elle est laide, même vous vous êtes mieux ».

Je ne comprenais pas la relation de mon voisin de bureau avec son bras droit dont chacun des passages donnait à peu près ceci :  « pffffffff Putain Philippe!!!!!!!! ! C’est la merde… !!!!!!!!!!!!!!».

S’en suivait alors un long silence théâtral savamment orchestré par l’oiseau de mauvaise augure ………

« Monsieur Chassagnette  a perdu son avenant ».

Sans laisser le temps à son chef le temps de réaliser,  il enchaînait alors dans une tirade évoquant tous les potentiels dégâts que cet événement majeur ne manquerait pas de provoquer sur l’entreprise.  Le chef assommé par cette diarrhée verbale attendait la suite comme paralysé. Ainsi, le fauteur de trouble devenait sauveur en annonçant : « heureusement, si tu en es d’accord j’ai peut être quelque chose qui peut nous sauver… ». S’en suivait alors une  explication déplorable pour dire qu’il avait pris soin de faire………………………….  une pho-to-co-pie. Le chef soulagé, le remerciait chaleureusement pour sa prévoyance. Quelle mascarade! A chaque fois que le pingouin sortait du bureau, je le voyais bomber le torse fier de son importance et moi j’étais juste sidérée par la scène absurde à laquelle encore et encore j’assistais.

Je ne pouvais plus non plus supporter le gros dégueulasse (placardisé à 61 ans avec un salaire annuel de 165KE) ex directeur général d’une sombre filiale  qui  me disait que j’avais un look de petite pute.

Sur la durée, tout cela commençait à m’user en fait.

« Je sais pas comment tu fais toi. Tu n’as jamais l’air débordée alors que moi je n’arrête pas, j’arrive à 7 heures et je repars avec du boulot à la maison » ; « c’est bizarre que le chef ne te donne rien à faire …….bon je te laisse, je suis dans le jus ». B lançait sa pique quotidienne.

Pourtant, il a bien fallu que j’admette que quelque part, je les rendais possibles ces petites et viles attaques.  En effet, longtemps,  j’ai cru au plus profond de moi qu’une femme vive et avec de la répartie ne pouvait pas être aimée. Or, enfant, tous les adultes autour de moi me qualifiaient ainsi.  Cette croyance donc de ne pouvoir être aimée si j’étais « moi » finalement (vive, avec un très bon sens de la répartie),  n’était pas vraiment conscientisée mais  guidait ma vie depuis très très longtemps. Or j’avais désespérément besoin d’être acceptée, d’avoir une place, moi qui n’étais pas parvenu à en  trouver une dans ma famille.

Aussi, à chaque prise de poste,  pour être acceptée, je me rabaissais. Je prenais  de façon systématique la position basse. Je rentrais donc dans un rôle réducteur où mes côtés gai, enjoué, spontané, trouvaient un terrain de jeu. J’amusais et je m’amusais mais très vite je regrettais l’image qui me collait à la peau. J’étais la collègue solaire, toujours prêtes à aider  mais aussi une cible facile pour les petites mesquineries. Et puis surtout en prenant cette position basse , je finissais par croire  que j’étais nulle, une farce, un leurre, un imposteur. Certes, j’étais appréciée par le plus grand nombre mais je m’étais perdue, je ne m’accordais plus aucune valeur, j’étais vide d’une grande partie de moi. Je m’enfermais dans un processus qui ne me convenait pas et les autres avaient pris bien facilement le dessus sur moi me laissant frustrée.

Lorsque j’en ai pris conscience, j’ai commencé à changer au travail mais aussi avec mon mari, mes amies, je me suis davantage affirmée et j’ai peut-être plus parlé aussi.

C’est donc à cette époque, en 2008 que j’ai décidé d’évoluer au travail : ni proie, ni prédateur (je persiste à croire que nous pouvons dépasser ce stade).  J’ai donc quitté le groupe dans lequel j’étais depuis 4 ans et ai pris soin de rester vigilante sur ce réflexe d’auto sabordement.

J’ai ainsi été directrice d’un ESAT pendant un temps, je m’y entraînais à ne plus prendre des réflexions, plus de position basse. Je disais non quand je pensais non et oui seulement si j’étais convaincue ou que je m’en foutais. J’encadrais une équipe de 18 travailleurs sociaux pour un établissement qui accueillait 80 travailleurs handicapés psychiatriques dont 10% étaient atteints du VIH. J’ai aimé la relation avec les travailleurs handicapés, je voyais en chacun  ma sœur, sa fragilité, le poids de la différence…

En revanche,  j’ai juste détesté encadrer l’équipe des travailleurs sociaux. Quelle barbe, quelle énergie dépensée. Comme si les gens ne pouvaient pas savoir ce qu’ils ont à faire. J’ai laissé tomber…

En 2010, j’ai été contactée par un cabinet anglais pour une mission pompier dans un groupe du secteur du luxe toujours en tant qu’experte en droit social. De nouveau, des licenciements et des DP…… chiant…… Bref, au terme de la mission j’ai décliné le cdi avec soulagement.  Aujourd’hui Sandrine une de mes meilleures  amies occupe le poste. Dans le groupe suédois et dans l’ESAT, j’ai coopté également mes remplaçants. Finalement qui est le mieux placé pour trouver une relève efficace ? Les deux personnes sont toujours dans leurs fonctions, j’avoue en être fière. Quelle orgueilleuse je fais, c’est un défaut que j’ai souvent ça. Je suis orgueilleuse.

En 2011, le mari d’une de mes plus proches amies Claire élu Président d’une fédération professionnelle m’a proposé  de le rejoindre pour l’aider à faire vivre la convention collective de la branche. J’ai accepté. J’ai  trouvé là un  cadre dans lequel je me suis sentie vraiment bien, un cadre serein. J’avais  deux collègues qui comme moi cherchaient  des relations respectueuses et solidaires tout en produisant un travail de qualité.

Nous étions donc  4 salariés dans un 200 m 2 rue de la Paix, un appart haussmannien disposant chacun de son bureau et d’un coin très agréable où nous nous retrouvions pour parler politique, évolution de la société, philosophie et religion. Oh  bien sûr, nous produisions mais sans jamais nous prendre au sérieux. Nous ne faisions pas non de plus de présentéisme..Cela me changeait beaucoup. Tout ceci n’était qu’un travail dans lequel nous étions remplaçables, interchangeables.

Deux années sont passées, j’ai décliné en 2013 la proposition qui m’était faite de prendre la relève de mon chef Dominique lorsqu’il partirait en retraite ; j’indiquais à ce moment là  que je souhaitais en fait m’installer à Toulouse.

Mon employeur a alors proposé de m’accompagner dans cette aventure. J’ai donc continué mon job en télétravail de Toulouse et je regagnais un jour tous les 15 jours Paris. Je ne les  en remercierai jamais assez.

Puis mon manager (et ami) est parti à la retraite en début 2016 et concomitamment nous avons perdu une dotation annuelle de fonctionnement de 420 KE,. J’ai alors compris qu’il fallait que je prépare la suite. Les chiffres n’étaient pas bons, cela sentait les économies… Mon jeune chef avait une obsession de la gestion des coûts et ne s’en cachait pas.

A 43 ans et en province, sans réelle capacité à simuler un enthousiasme pour mon travail,  ni à modéliser un comportement policé, je souhaitais avoir du temps pour mes garçons, j’étais donc assez lucide sur les alternatives qui me restaient :  être mon propre chef.

C’est vers le coaching que je  me suis tournée et  ai souhaité me former parce que je suis  de la vieille école : un métier, une formation.

J’avais eu un déclic pour ce métier 8 ans avant en rencontrant l’auteur du livre « vivre sa vie avec le TAo ».

En 2008, le groupe au sein duquel j’exerçais les fonctions de responsable d’affaires  sociales et juridiques avait organisé pour les N-1 de la Direction  un séminaire restitution de 360° sur trois jours. Ce séminaire était animé par Didier GONIN, auteur du dit livre.

La philosophie sous-jacente à cette relation d’aide et les échanges eus avec l’auteur m’ont séduite. J’ai pourtant estimé qu’il était prématuré de me lancer dans cette activité. Je n’étais pas assez senior. Je pense en effet que pour prétendre accompagner les gens, il faut déjà être au clair avec soi même. N’étant pas encore à mon sens assez mature pour ce métier, je décidais d’attendre le bon moment pour ça.

Ce projet validé par un bilan de compétence ne m’a ainsi paru crédible qu’en fin 2014. M’en ouvrant à mon psy, ce dernier trouvait que l’idée était bonne ; je me lançais donc..

Mon choix de formation s’est porté sur le D.U. de coaching de l’IAE de  Toulouse, et ce, pour plusieurs raisons : le caractère universitaire de la formation  (université dont j’ai été diplômée en formation initiale) ;  formation a dogmatique ; formation alliant pratique et théorique ; formation proche de mon domicile. Je n’aurais jamais du m’y inscrire, croyez moi.

 

Les mercieres

Comme je le disais dans un post de mars dernier, trouver du travail quand on ne sait pas ce qu’on cherche n’est pas chose facile. Lydie (ma consultante APEC) m’a donc proposé de passer plusieurs tests pour faire émerger mes principaux pôles d’intérêt.

La créativité, le goût pour la réparation, le besoin d’indépendance et les relations sociales  sont ressortis systématiquement dans les résultats.

La confection comme la maroquinerie  me semblent être des activités peu réalistes vue la déferlante du « made in China ». L’activité retouche quant à elle est beaucoup plus réaliste.

Au mois de mai, j’ai donc  effectué un stage et  différentes enquêtes auprès des professionnels du secteur.

Conclusion : le secteur est porteur (les gens ne savent pas coudre un bouton alors faire un ourlet…); de plus, la tendance est enfin »de donner une deuxième vie aux choses » alors…

Trouver un stage s’est fait en une heure de temps comme si les choses m’étaient facilitées finalement.

J’ai réalisé ce stage chez deux couturières, tout à fait surprenantes.

B, 48 ans.Sans artifice aucun,  blouson de motard sur le dos, cheveux longs non coiffés, et lunettes en fer. Brillante, dotée d’un humour corrosif.

Enfant, elle est abandonnée par une mère qui choisit de garder seulement ses deux fils (tout bonnement insupportable), elle est recueillie par la D.A.S.S puis récupérée  par ses grands-parents qui ne  lui donnent aucune chaleur mais subviennent à ses besoins.

Ado, elle est violée….. Elle grandit, arrête ses études, travaille et  apprend vers 34 ans que’elle est atteinte d’une maladie génétique invalidante. Elle se reconvertit et devient couturière retoucheuse.

A est petite, sans sein (double ablations des seins suite à un cancer) ni dent de devant. Elle a les cheveux courts et s’habille comme un jeune garçon.  »Enfant des placards », battue à mort par sa génitrice, recueillie par la D.A.S.S un temps, elle est  adoptée à l’âge de 4 ans.

A 50 ans, elle a subi 51 opérations dont la très grande majorité due aux maltraitances qu’elle a subies nourrisson.

Elle est atteinte d’hyper activité chronique.

A et B se trouvent, tombent amoureuses, se marient.

Elles ouvrent dans la foulée  deux merceries et font de la couture, de la broderie et des retouches. A écoute des chaines de radio sur des affaires de meurtres et autres horreurs du même genre tout en fumant ses roulées, B fait vanne sur vanne qui recevait de ma part un accueil éclatant. Je ne crois pas me souvenir avoir autant ri depuis très longtemps.

J’ai adoré le métier mais je n’ai pas souhaité signer un contrat de professionnalisation avec elles. Je recherche de la légèreté et A avec sa nécessité de rappeler toutes les 3 minutes qu’elle était le Chef ne pouvait pas garantir un tel cadre.

De plus, si travailler avec B aurait été vraiment sympa , travailler avec A m’était tout bonnement i-nen-vi-sa-gea-ble. Je souffre en effet d’une sorte de contagion émotionnelle or l’hyperactivité d’A, son besoin d’exister en permanence sont incompatibles avec mon besoin vital de calme et de zénitude.

J’ai donc installé mon atelier à la maison la semaine dernière. J’ai investi dans l’achat de deux très belles machines et je cherche désormais la bonne formation pour acquérir les compétences manquantes. Je crois avoir trouvé une formation qui me conviendrait, j’attends le devis.

Je note que je  progresse vraiment ; de nouveau j’ai su dire « Non ». Au plus profond de moi, mon instinct me le guide.  Je sais désormais ce qui est bon pour moi.

Je vais donc exercer de chez moi et ma vitrine sera un camion que je pourrai stationner à différents endroits. C’est certain que cela peut éventuellement surprendre, moi même je m’en étonne encore mais plus j’y réfléchis, plus je pense que cela peut marcher, que cela va marcher. Mon entreprise est créée, les formalités ont été un jeu d’enfant.

Je n’ai pas une vie j’en ai beaucoup plus.

 

 

merde !

Il faudrait parfois mieux ne pas répondre au téléphone.

J’étais peinard, chez moi, assise dans mon fauteuil jaune d’or préféré,  un café à la main entrain de regarder par la fenêtre mon jardin en ce beau jour d’avril quand j’ai reçu le second appel de la journée de ma sœur.

Ah ma soeur…

Ma sœur est un personnage haut en couleur qui souffre de plusieurs pathologies psychiatriques et d’ un besoin irrépressible de téléphoner en permanence, plusieurs fois par jour à mon père, son compagnon, moi (notre mère est décédée quand nous étions encore jeunes mais sans nul doute elle aurait eu droit au même traitement). Donc ma soeur est une fana du téléphone.

Or à part  quelques commentaires sur l’actualité et sur les livres que je lis, je n’ai pas grand chose « de racontable à raconter » tous les jours ; cependant malgré mes immanquables « rien de nouveau », ma soeur continue ses appels quotidiens au cours desquels elle se livre à un long monologue sur son activité du jour (regarder la tv, faire du shopping, attendre son compagnon, voir notre père, se rendre chez son psy ou en maison de repos).

Bref, aujourd’hui, au terme de la description de sa matinée dont l’apothéose semblait être sa « montée laborieuse d’une escalator chaussée de talons « , elle se met en tête de  passer le combiné à mon père.  Quelle erreur…..

En deux secondes la nuée d’ondes positives dans laquelle je me délectais a disparu comme par magie.

Quoique je dise, mon père a besoin de répliquer à l’exact opposé de ce que j’ai envie d’entendre. Il a dans la voix un « je ne sais quoi » qui traduit la lassitude des gens qui croient tout savoir et ne comprennent vraiment pas pourquoi les gens ne font juste pas ce qu’il dit.

Si vous  ajoutez à ce timbre de voie,  une jovialité forcée alors vous êtes certain que je vais me taper un mal de crâne ou un blocage de la mâchoire.

Bref, mon père m’épuise par ses certitudes ; c’est un homme attachant, fiable et généreux mais quand il est chiant et bien, comment dire, il me fait chier ? Oui c’est ça.

Je viens donc de raccrocher, passablement  énervée en me disant que vraiment parfois je ferai mieux de ne plus répondre au téléphone.

Je vais tâcher de me reconnecter avec mes ondes énergétiques positives et si agréables. Ahhh, un papillon sur une fleur, voilà tout va s’apaiser de nouveau. Inspirer, expirer…Dieu que la nature est belle…Mon fils vient de passer, qu’il est beau lui aussi….Oh il me sourit, quel bonheur…

 

Un livre à lire : journal de Lisette! Chapeau bas!

En deux heures de temps, j’ai dévoré le livre de Sophie GUIZANI, journal de Lisette.

Quel livre courageux. Sophie GUIZANI fait là un exercice d’empathie incroyable en se mettant sans retenue aucune dans la peau d’une sociopathe.

Elle épouse page après page la psyché de cette tueuse, visite les côtés les plus sombres de son personnage en puisant certainement dans son imaginaire et dans son réservoir d’émotions vécues……Quel exercice ! J’espère juste que ce livre ne sera pas racheté pour un film, cela atténuerait la prouesse en tant que telle qui pour moi est franchement à saluer.

A lire donc.

Cadeau bonus : vous vous vous trouverez en plus épouse modèle après sa lecture.

Mélenchon ou Le pen ? Inexorable retour en Gaule ?

Mon Dieu, dans une semaine nous serons au premier tour des élections présidentielles. Peut-être les dernières de la V République si Mélenchon gagne. Les médias parlent d’un deuxième tour entre Le Pen et Mélenchon, la fille du borgne et le fils spirituel de Lénine, tu parles d’un choix. « Allez hop, repli sur nous même »,  nous redevenons le petit village gaulois dont le monnaie ne vaudra rien au niveau planétaire.  Même si je dois avouer que durant cette campagne les médias ont quand même  porté un sacré coup à notre précieuse démocratie, je ne suis pas dupe et je voterais pour qui je voudrais le jour J dans la solitude de  mon isoloir. Il faut juste qu’aucun de ces deux noms ne soit sur les bulletins du second tour. C ‘est vrai quoi!

Mais………. mais ……… je réfléchis « vote utile » là !!!!!!  Je suis piégée !!!!!!!!. Et merde!  Je jette l’éponge, si la politique c’est être politique, et bien ce n’est pas pour moi. Je vais me coucher, c’est trop compliqué.

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