Fratrie

Ma soeur va mal. Depuis deux semaines ses appels téléphoniques sont complètement décousus. Un instant elle semble normale, la seconde qui suit, elle se parle à elle même, s’interpellant ou se répondant avec humeur sur des discussions qu’elle semble mener en parallèle. Comme je ne la vois pas, je pense toujours qu’elle s’adresse à quelqu’un d’autre, c’est pour dire….

J’arrive à prendre plus de recul, ses « dérapages » me glacent beaucoup moins mais ils restent tout de même très dérangeants. Dans ces moments de crise, elle me fait penser à Golum dans le Seigneur des anneaux. Je me demande si je suis sans coeur en écrivant cela. Ses tocs, ses obsessions se renouvellent davantage, elle dérape désormais sur des registres tout à fait nouveaux. Qu’est ce que cela veut dire ? Que la maladie prend du terrain ? Je ne sais vraiment pas quoi en penser.

Je crains que son compagnon ne finisse tout comme notre père à s’épuiser. Papa est de plus en plus démuni mais s’obstine pourtant à me dire qu’il gère. Tu parles…comme si nous gérions quoique ce soit ; les périodes de répit sont de plus en plus courtes, deux/trois semaines tout au plus. Parfois je me dis que même dans son cercueil, il va me dire je « gère ». Le pauvre… il m’émeut.

Je persiste à dire que ma sœur doit aller en hôpital de jour.  Le sujet est tellement récurrent que pour éviter l’affrontement, mon père me dit « oui oui » mais nous savons tous les deux qu’il n’en fera rien. En fait, ni lui ni la psychiatre de ma soeur n’ose lui imposer la fréquentation d’un établissement tel que l’hôpital de jour. C’est un paradoxe ; ils la juge incapable d’être autonome et pourtant là ils acceptent qu’elle refuse une solution qui pourrait vraiment l’aider.

C’est infiniment dommage,  je suis convaincue que ce type de structure lui conviendrait,  du moins bien mieux que sa solitude quotidienne. Elle tourne en rond toute la journée en attendant le retour du travail de son compagnon, un vrai terreau pour ses obsessions. Elle n’a jamais été ni taillée pour la solitude ni pour la vie de femme au foyer, depuis 4 ans c’est pourtant ce qu’elle vit et elle déteste ça. Quand elle s’en plaint à sa psy, cette dernière lui dit de regarder la télé pour s’occuper ! C’est un Monopoly sinistre.

Esat, ateliers protégés, hôpital de jour, j’ai proposé des solutions que je connais  mais rien n’y fait. Mon père et sa psy persistent à croire que la tenir éloignée de ce type d’établissement lui permet de garder un peu de l’illusion d’être comme tout le monde. Mais putain, elle n’est pas comme tout le monde ! Elle est bien plus fragile et elle ne peut plus s’adapter, c’est impossible pour elle. Cet acharnement à la maintenir dans une normalité frôle  la maltraitance en fait. Je sais que papa l’aime profondément et qu’il fait ce qu’il pense être le mieux pour elle, là je crois pourtant qu’il se trompe car depuis 2013 elle chute et emporte papa dans son déclin.

 

 

Back to school

J’avais déposé ma candidature sur le site SIATEN pour faire des remplacements de professeurs titulaires, absents pour maladie.  Alors que mon compte bancaire fondait à vue d’œil,  j’ai été contactée par un établissement en mal de professeur. Encore une fois force est de constater que le malheur de certains fait le bonheur d’autres, constat cynique…

J’enseigne donc depuis  4 semaines dans le lycée où j’ai moi même été lycéenne il y a 3 décennies de cela.

Les jeunes gens de cet age m’épatent, ils sont si loin  du souvenir que j’ai de mes 18 ans.

Décomplexés, sans crainte,  ils ont une parole cash. C’est fascinant. La discipline est un mot qui ne leur parle pas vraiment, l’effort semble être un concept un peu flou, en revanche, je les sens emprunts de justice, respectueux de critères que je n’ai pas encore bien qualifiés, capables de reconnaître leurs erreurs. Ils ne mettent pas toujours la forme mais ont un fond chouette. Je regarde donc ébahie cette génération née avec internet.

Faut il s’accrocher à des méthodes éprouvées avec eux ? Comment fonctionner pour remplir le job ? Ils croulent sous l’information mais avouent ne pas savoir comment la gérer n’y même s’y arrêter pour la lire vraiment. Je me rends compte par ailleurs qu’un mot est un mot, je dois être vigilante pour que les exemples ne soient pas ressortis comme tenant lieu de vérité, ayant en quelque sorte valeur « d’accusé de compréhension ».

Mes antennes et mon côté caméléon me facilitent énormément le travail mais est ce que je fais ce qu’il faut pour eux ? Il me semble en toute sincérité que oui mais seule mon intelligence émotionnelle fonctionne à plein régime en ce moment! Je m’adapte en permanence minute après minute à l’atmosphère de la classe . Oh bien sûr je prépare les cours mais franchement il me semble que l’exercice le plus exigeant reste tout de même de s’adapter à ce public si facilement volatile. Je les trouve tous tellement attachants, ça aide, je crois.

J’ai rencontré la personne que je remplace. Après 25 ans d’exercice, je crois comprendre qu’elle ne les supporte plus. Je ne juge pas ; je constate juste que tous les métiers ont tous un point d’usure finalement. Moi et les RH, c’était ça,  j’ai juste lâché plus tôt avant de détester les salariés.

mélancolie et inspiration

C’est en faisant ce constat qu’ado j’avais décidé de finalement ne pas devenir écrivain. Je ne voulais pas être condamnée à errer dans une mélancolie perpétuelle qui inspirait pourtant beaucoup  ma modeste production littéraire.

C’est aussi la réflexion d’une de mes professeurs de français qui a coupé net cette ambition naissante. « Je félicite …qui a seulement une moyenne de 11/20 mais qui a été constante toute l’année ».

Super…

Médiocre tu es, médiocre tu resteras. Mes notes en français ont confirmé que j’avais bien fait de changer de projet professionnel !

Pourquoi je pense à cela ? Parce que j’ai relu quelques uns de mes posts et me suis dit que je n’écrivais finalement que peu quand j’allais bien or, je vais souvent bien..Comme quoi..

 

 

je suis le problème

J’ai trop souvent la sensation que je suis « le problème ». Alors, je m’auto critique, identifie des axes d’amélioration, y travaille, m’excuse pour les efforts restant à fournir, culpabilisant pour ce que je ne pourrai pas changer.  Mais, malgré toute l’énergie que je déploie, j’ai la sensation de rester le problème.

Je suis d’après ce que je comprends « sensible », « non armée pour la vie », »trop émotive » « naïve » (pour certains), « à fleur de peau », « anxieuse », « sujette à trop de questionnements »,  « un ascenseur émotionnel », « si chanceuse d’avoir un mari comme le mien pour m’équilibrer », « vivant au pays de Mickey », »trop gentille », « lunaire », « tellement pétillante et vivante quand elle a la pêche ».

Je suis donc prédisposée à être regardée par mon père, mon mari, mes beaux parents, certaines de mes amies et même mes deux garçons, comme celle à qui on doit prodiguer des conseils car vraiment elle a « tout faux » : »prends du recul », « tu es trop à fleur de peau », « grandis », « il faut s’endurcir », « il ne faut pas être aussi sensible », « il faut se remuer », »tu prends les choses trop à cœur », « ne sois pas si transparente », »tu ne peux pas être comme ci….. comme ça »….Je suis vue comme une espèce d’adulte immature, souvent insatisfaite et donc difficile à vivre, trop dépendant de ses valeurs.

Mais bordel, est-ce qu’un jour quelqu’un pourrait me considérer comme détentrice d’une certaine sagesse ? Non je suis et serai toujours le problème. Du moins, c’est le sentiment que tout cela me donne, je ne dis pas ce que c’est vrai.  Par ailleurs, ne peut on considérer tous ces traits de caractère comme des qualités ? Au moins, cela m’aiderait à en faire autant…

Alors mon questionnement est le suivant : n’ai je pas eu tort de trop me dévoiler ? « Pour vivre heureux, vivons cachés » ; je devrais peut être apprendre à fermer ma gueule et ne plus être aussi honnête. Ce qui me manque, c’est de l’égo en fait.

 

 

 

Je suis un être responsable

Dans le monde du travail, nous sommes souvent comparables à des prédateurs. C’est triste et pourtant tellement vrai. Chacun tire la couverture à lui  car dans l’imaginaire collectif il n’y a pas de place pour tout le monde. En gros si tu dégages, je reste.

Nous avons voulu faire des bacheliers, des étudiants, des intellectuels du plus grand nombre mais est- ce vraiment pour le bonheur de tous ? réalistes économiquement ? En tous les cas, le résultat est désolant : la main d’oeuvre manque dans certains secteurs alors que d’autres sont complètement  saturés. C’est mal foutu, les dogmes doivent changer.

Lorsque je pense à l’avenir de l’Homme, j’espère vraiment que des modes de vie complètement nouveaux vont émerger. Les modèles de société jusqu’alors expérimentés n’ont  permis à l’homme ni de montrer sa meilleure facette ni d’offrir un cadre de vie digne pour tous.  Les écarts se creusent, les plus riches deviennent de plus en plus riche et les pauvres de plus en plus nombreux. Pour une société dite développée, je nous trouve en fait bien archaïques quand je vois que beaucoup ne peuvent ni se nourrir, ni se loger et prient certainement pour avoir plus de chance dans un prochain karma. Merde on est toute de même la 6° puissance économique du monde !!

L’idée de réfléchir à une société basée sur le « sens du service  » me trotte dans la tête mais je ne me vois pas trop comment les choses pourraient se construire. Je dois y réfléchir car je ne peux pas juste baisser les bras, débrancher mes neurones et me contenter de dire que des leaders charismatiques ayant souvent plus soif de pouvoir que celui du service « publique » penseront à ma place. Je suis un être responsable. La peur fait trop parti de notre adn, elle nous a certes permis de survivre mais ne pouvons pas passer à autre chose ? Est on toujours à l’âge de pierre ?

maudite procrastination! J’y suis pour rien moi!

Je ne trouve ma place nul part et pourtant j’ai besoin de travailler.

Dans un peu moins de 15 jours, je n’aurai plus de revenus ; or ceux de mon tendre et cher sont insuffisants pour couvrir nos charges (dont celles de ce gouffre  de maison dont nous sommes devenus propriétaires suite à des actions dolosives de vendeurs sans scrupules). Bien entendu, je  n’ai pas d’économie ni de providentielles stocks options, nada, rien, que dalle. Elle parait décidément  bien loin la génération de nos parents qui à nos âges avaient déjà l’ambition d’être les heureux propriétaires d’une petite maison secondaire tout en disposant d’un livret à la caisse d’épargne « pour les imprévus ».

Là, tout était prévisible et pourtant je n’ai rien fait d’efficace, comme d’hab…, je me suis contenter d’énoncer le décompte -2 mois, -1 mois-15 jours….. J’ai l’impression de me revoir à la veille de mes examens de droit lorsque je découvrais pour la première fois le cours sur lequel le lendemain je passerais à l’oral. Chaque année, c’était le même cinéma et chaque année, je jurais grand dieu qu’on ne m’y reprendrait pas.  Tu parles ! A 45 ans,  belote et re belote, j’attends encore le dernier moment et hop, je m’agite dans tous les sens. « Au secours!!!!!!!!! Help!!!!!!!!!!Sauvez moi!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!  Il me faut un boulot à temps partiel pour hier!!!!!!!!!!!!!!

Je suis vraiment pathétique………………… mais bon, au point où j’en suis, ça pourra peut être attendre que les fêtes soient passés hein ????

la technique de l’EMDR

Incroyable, génial!

Je parle trop souvent sur ce blog de l’expérience du D.U. coaching  au cours duquel il m’a été demandé  un  certificat émanant d’un psy pour avoir le droit de continuer ma formation professionnelle commencée en octobre de l’année 2015.

Cette expérience humiliante vécue le 26 janvier 2016 puis en avril de la même année avait laissé des empreintes que je croyais indélébiles. J’étais devenue comme vous avez pu le constater dans mes posts,  méfiante, peureuse, dissimulant mon naturel de peur d’être traitée de « folle ». Mon courrier de « plainte » adressé au Directeur de l’établissement concerné en février dernier était resté sans réponse et je ne me sentais donc pas réparée et ce, malgré le remboursement des coûts de la formation qu’avait réalisé l’université à mon employeur.  J’étais incapable de revivre ces mois là sans honte, pleur, tristesse, colère, or les souvenirs revenaient quotidiennement. Mon dégoût de moi que j’avais depuis cette époque était déroutant et me paralysait.

La semaine dernière, j’ai donc recontacté Benoit mon thérapeute pour lui expliquer l’impasse dans laquelle je me trouvais à savoir mon incapacité à être de nouveau à l’aise en public et donc d’avancer professionnellement. Mes économies inexistantes, la procès en cours pour la maison, la fin de mon indemnité pole emploi approchant, il était urgent que je trouve un boulot alimentaire car mon activité de couture retouche n’allait pas être rentable avant des mois. Or, j’étais juste incapable de me présenter pour un emploi dans cet état.

En discutant avec Benoît, j’ai compris qu’il fallait que ces événements qui m’empêchaient d’avancer soient enfin évacués émotionnellement. Il m’a proposé alors de continuer notre entrevue par une séance d »EMDR.

A sa demande, je me suis replongée dans le souvenir traumatisant. En l’occurrence, celui où le directeur du D.U. Monsieur J B me demandait le feu vert d’un psychologue pour que je puisse continuer la formation, le laisser passer pour avoir le droit d’être formée au métier pour lequel je me sentais pourtant faite. Puis, Benoît s’est assis face à moi et a fait un mouvement de la main comparable à celui d’un  balancier, balayant l’espace de droite à gauche ; il fallait que je  suive le mouvement du regard sans jamais le lâcher.

Mes yeux suivaient donc comme si j’étais spectatrice d’un match de tennis ou que je suivais un bâton lors d’ une séance d’orthoptie. Parfois ma vision avait du mal à s’adapter , se brouillait mais je tenais la cadence.

Après une quinzaine d’aller retours,  je devais prendre une grande respiration et décrire la pensée qui m’habitait sur le moment ; la première fois, le mot « rien » est venu.

Puis, Benoît a réitéré l’exercice, une fois, deux fois, dix fois, peut-être plus.

Les images qui venaient (à moi et de moi) étaient tout à fait surprenantes. A un moment, je me suis vue comme une petite fille avec un robe rose à volants d’une autre époque assise sur une chaise d’école, le Directeur du D.U debout devant moi, pointant l’ l’index était une sorte d’homme  « muppet show » qui me sermonnait  tout en pensant « ça alors, c’est la première fois que j’essaye d’impressionner quelqu’un et que ça marche! Génial! ».

Les images se sont ainsi succédées, parfois le « rien » revenait mais je sentais qu’elles me délivraient un message.

L’exercice s’est terminé alors que la paix s’installait enfin.

J’ai regardé Benoit et un soulagement formidable m’a envahi…. J’ai été prise d’ un fou rire extraordinaire, un de ces fous rires tonitruant qui emporte tout sur son passage. Quel bonheur. Les larmes de joie coulaient sur mes joues,  impossible de me contenir, je me suis déversée devant les yeux de Benoit qui avait du mal à garder son sérieux.  Il m’a alors expliqué que lorsqu’il s’était formé à l’EMDR, il s’était lui aussi plié à l »exercice et avait eu un fou rire  similaire.

Tout ceci s’est passé la semaine dernière et depuis je me sens soulagée, bien. Je suis de retour à moi et cela fait un bien fou.  Je me sens capable de respirer pleinement et d’avancer. Je me sens de nouveau à ma façon, forte.

Encore une fois, merci Benoît!

 

 

présent

Ressasser mon passé est désormais stérile. M »angoisser pour l’avenir et donc des choses qui n’arriveront probablement jamais est idiot.

Vivre « au présent » me parait la meilleure solution.  J’y parviens quand je couds, j’écris, je crée, je marche, je regarde la nature, je ris avec mes enfants, passe des moments tendres avec mon mari, prends des fous rires avec mes amies.

Dans d’autres contextes, la « discipline » est difficile.  Et puis, la nuit,  passé et futur se mélangent et dans mes rêves presque cauchemars mes angoisses profondes resurgissent : peur de l’abandon, de la mort, de ne pas gagner ma vie…

C’est chiant.

 

Mégaphone

Dans ma tête des images comparables à des BD défilent.

J’ai souvent l’impression de regarder la vie avec ce filtre, d’être une spectatrice. Aujourd’hui, je me vois avec un mégaphone à la main  sur la canopée d’un arbre très très haut, hurlant aux quatre vents un énorme « meeeeeeeeeeeeeerrrrrrrrrrrddddddeeeeeeeee!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »

Dieu que j’aimerais avoir des couilles et ouvrir ma gueule ou plus simplement savoir croquer ce que je vois.

J’aimerais balancer des vérités bien senties aux personnes qui se permettent de me reprendre régulièrement surtout depuis deux ans. J’en ai ASSEZ d’avoir peur de froisser, vexer, de m’excuser sous peine de ne pas être aimée ; est ce que les gens prennent des gants avec moi ? Pourquoi ne suis je donc pas capable de m’estimer suffisamment et de m’affirmer ?

C’est si facile de prendre le dessus sur moi, je m’accorde tellement peu de crédit depuis 2016.

Aujourd’hui j’ai encore bossé pour rien ; c’est la 4° fois en trois semaines.  Je ne supporte plus cet être sensible et émotif qui n’ose même pas présenter une facture pour un travail réalisé. A ce rythme là, je vais fermer ma structure de retoucheuse  rapidement.

Je n’ai pas toujours été comme ça. Cette saloperie de formation D.U. coaching m’a fait un mal fou, j’ai la sensation que tous les toulousains me regardent comme si je portais un entonnoir sur la tête. Faudrait il que nous rentrions sur Paris où je n’ai jamais eu ce type de problème ?

Les intervenants de cette formation m’ont forcée à regarder mon reflet et l’image était horrible. C’était  certes leur vision mais celle des autres élèves aussi. Le temps passe mais je reste souvent terrassée par des réminiscences, par le sentiment horrible que j’ai ressenti lorsque j’ai dû présenter mon certificat pour avoir le droit de continuer cette formation universitaire de merde. Que puis-je faire pour dépasser tout ça ? Hein ? Qu’est-ce que je peux faire ?

 

 

Pourquoi je tiens ce journal ?

Parce que j’en ai envie, besoin.

Parce que ce que j’ai dedans doit sortir et que j’ai malheureusement un mal fou à m’exprimer à l’oral. Lot de nombreux  émotifs, je perds vite mes moyens. Il suffit d’un regard, un ton de voix, une question , et ça y est, mes émotions me submergent et neutralisent complètement mes capacités cognitives, le fil de ma pensée s’effiloche jusqu’à s’étioler. C’est seulement avec des amies très intimes que je peux verbaliser sans crainte ou alors dans ma vie professionnelle passée où mon expertise était reconnue.

Par ailleurs, j’ai longtemps cru (à tort d’ailleurs) que les gens savaient ce que je pensais.  Enfant, il m’était souvent dit « on lit dans toi comme dans un livre ouvert tellement tu es expressive », j’ai dû en déduire que je n’avais donc pas besoin de parler. C’est une des très nombreuses fausses croyances qui ont longtemps guidé ma vie. Ce concept m’a été enseigné par un psychologue dont l’approche a tout simplement changé ma vie.

Lors de la seconde séance avec Benoit, il m’a demandé de lister les fausses croyances que je pensais avoir. Malgré tous mes efforts, j’étais incapable d’en trouver une autre que « regarder la tv est mal ». C’est au fil de nos échanges que le concept m’a imprégnée et que j’ai réussi à les lister. Je ne remercierai jamais assez Benoit pour son aide, sa bienveillance, sa capacité à me faire enfin croire en moi et m’aimer enfin dans ma globalité.

Donc, je crois qu’écrire est un besoin vital comme aimer, manger, rire, boire…et je le respecte en tenant ce blog. Je songe à en changer le titre. En tous les cas, j’espère que d’autres personnes qui comme moi s’épuisent parfois à être eux, trouveront dans la lecture de mon quotidien, celui d’une provinciale  de 45 ans, épouse heureuse et mère comblée, un brin de réconfort en se disant qu’ils ne sont pas les seuls à avoir trop souvent une tempête dans la tête. Voilà je crois que c’est pour ça aussi que j’écris.

 

 

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