Les mercieres

Comme je le disais dans un post de mars dernier, trouver du travail quand on ne sait pas ce qu’on cherche n’est pas chose facile. Lydie (ma consultante APEC) m’a donc proposé de passer plusieurs tests pour faire émerger mes principaux pôles d’intérêt.

La créativité, le goût pour la réparation, le besoin d’indépendance et les relations sociales  sont ressortis systématiquement dans les résultats. Or, depuis longtemps, je rêve de travailler le cuir.

Je regarde avec beaucoup d’admiration les artisans qui travaillent avec patience et minutie et je les ai toujours enviés.

La confection en textile, la maroquinerie  me semblent être une activité peu réaliste aux vues de la déferlante du « made in China »,  alors l’activité retouche s’est imposée à mes réflexions.

Au mois de mai, j’ai donc  effectué une PMSMP c’est à dire une stage (convention tripartite entre l’employeur qui vous accueille pour découvrir son métier, Pole emploi et vous-même) et  ai également réalisé différentes enquêtes auprès des professionnels du secteur.

Conclusion : il est porteur (les gens ne savent pas coudre un bouton alors faire un ourlet…) et puis la tendance « on donne une deuxième vie aux choses » plaide pour lui.

Trouver un stage s’est fait en une heure de temps comme si les choses m’étaient facilitées finalement.

J’ai réalisé ce stage chez deux couturières, tout à fait surprenantes.

B, 48 ans.Sans artifice aucun,  blouson de motard sur le dos, cheveux longs non coiffés, et lunettes en fer. Brillante, dotée d’un humour corrosif.  Abandonnée par une mère qui choisit de garder seulement ses deux garçons (tout bonnement insupportable), elle est recueillie par la D.A.S.S puis récupérée  par ses grands-parents qui ne  lui donnent aucune chaleur mais subviennent à ses besoins.

Encore enfant, elle est violée….. Elle grandit, arrête ses études, travaille et  apprend vers 34 ans que’elle est atteinte d’une maladie génétique invalidante. Elle se reconvertit.

A est petite, sans sein (double ablations suite à un cancer) ni dents de devant. Elle a le cheveux courts et s’habille comme un jeune garçon.  »Enfant des placards », battue à mort par sa génitrice (je n’ai pas de mot), recueillie par la D.A.S.S un temps, elle est  adoptée à l’âge de 4 ans.

A 50 ans, elle a subi 51 opérations dont la très grande majorité due aux maltraitances qu’elle a subies nourrisson. Elle est atteinte d’hyper activité chronique et a un coeur gros comme une maison.

A et B se trouvent, tombent amoureuses, se marient.

Elles ouvrent dans la foulée  deux merceries et font de la couture, de la broderie et des retouches.

J’ai adoré le métier mais je n’ai pas souhaité signer un contrat de professionnalisation avec elles.

Si travailler avec B était enthousiasmant , travailler avec A m’était tout bonnement inenvisageable. Je souffre d’une sorte de contagion émotionnelle or son côté survoltée, son besoin d’exister en permanence était incompatible avec mon besoin vital de calme et de zénitude.

J’ai donc installé mon atelier à la maison la semaine dernière et cherche désormais la bonne formation pour acquérir les compétences manquantes.

Nous noterons que je  progresse ; une fois encore j’ai su dire Non et ai écouté mes émotions. Je sais ce qui est bon pour moi.

Je vais donc exercer de chez moi et ma vitrine sera un camion que je pourrais stationner à différents endroits. C’est certain que cela peut éventuellement surprendre, moi même je m’en étonne encore mais plus j’y réfléchis, plus je pense que cela peut marcher, que cela va marcher.

 

 

merde !

Il faudrait parfois mieux ne pas répondre au téléphone.

J’étais peinard, chez moi, assise dans mon fauteuil jaune d’or préféré,  un café à la main entrain de regarder par la fenêtre mon jardin en ce beau jour d’avril quand j’ai reçu le second appel de la journée de ma sœur.

Ah ma soeur…

Ma sœur est un personnage haut en couleur qui souffre de plusieurs pathologies psychiatriques et d’ un besoin irrépressible de téléphoner en permanence, plusieurs fois par jour à mon père, son compagnon, moi (notre mère est décédée quand nous étions encore jeunes mais sans nul doute elle aurait eu droit au même traitement). Donc ma soeur est une fana du téléphone.

Or à part  quelques commentaires sur l’actualité et sur les livres que je lis, je n’ai pas grand chose « de racontable à raconter » tous les jours ; cependant malgré mes immanquables « rien de nouveau », ma soeur continue ses appels quotidiens au cours desquels elle se livre à un long monologue sur son activité du jour (regarder la tv, faire du shopping, attendre son compagnon, voir notre père, se rendre chez son psy ou en maison de repos).

Bref, aujourd’hui, au terme de la description de sa matinée dont l’apothéose semblait être sa « montée laborieuse d’une escalator chaussée de talons « , elle se met en tête de  passer le combiné à mon père.  Quelle erreur…..

En deux secondes la nuée d’ondes positives dans laquelle je me délectais a disparu comme par magie.

Quoique je dise, mon père a besoin de répliquer à l’exact opposé de ce que j’ai envie d’entendre. Il a dans la voix un « je ne sais quoi » qui traduit la lassitude des gens qui croient tout savoir et ne comprennent vraiment pas pourquoi les gens ne font juste pas ce qu’il dit.

Si vous  ajoutez à ce timbre de voie,  une jovialité forcée alors vous êtes certain que je vais me taper un mal de crâne ou un blocage de la mâchoire.

Bref, mon père m’épuise par ses certitudes ; c’est un homme attachant, fiable et généreux mais quand il est chiant et bien, comment dire, il me fait chier ? Oui c’est ça.

Je viens donc de raccrocher, passablement  énervée en me disant que vraiment parfois je ferai mieux de ne plus répondre au téléphone.

Je vais tâcher de me reconnecter avec mes ondes énergétiques positives et si agréables. Ahhh, un papillon sur une fleur, voilà tout va s’apaiser de nouveau. Inspirer, expirer…Dieu que la nature est belle…Mon fils vient de passer, qu’il est beau lui aussi….Oh il me sourit, quel bonheur…

 

Un livre à lire : journal de Lisette! Chapeau bas!

En deux heures de temps, j’ai dévoré le livre de Sophie GUIZANI, journal de Lisette.

Quel livre courageux. Sophie GUIZANI fait là un exercice d’empathie incroyable en se mettant sans retenue aucune dans la peau d’une sociopathe.

Elle épouse page après page la psyché de cette tueuse, visite les côtés les plus sombres de son personnage en puisant certainement dans son imaginaire et dans son réservoir d’émotions vécues……Quel exercice ! J’espère juste que ce livre ne sera pas racheté pour un film, cela atténuerait la prouesse en tant que telle qui pour moi est franchement à saluer.

A lire donc.

Cadeau bonus : vous vous vous trouverez en plus épouse modèle après sa lecture.

Mélenchon ou Le pen ? Inexorable retour en Gaule ?

Mon Dieu, dans une semaine nous serons au premier tour des élections présidentielles. Peut-être les dernières de la V République si Mélenchon gagne. Les médias parlent d’un deuxième tour entre Le Pen et Mélenchon, la fille du borgne et le fils spirituel de Lénine, tu parles d’un choix. « Allez hop, repli sur nous même »,  nous redevenons le petit village gaulois dont le monnaie ne vaudra rien au niveau planétaire.  Même si je dois avouer que durant cette campagne les médias ont quand même  porté un sacré coup à notre précieuse démocratie, je ne suis pas dupe et je voterais pour qui je voudrais le jour J dans la solitude de  mon isoloir. Il faut juste qu’aucun de ces deux noms ne soit sur les bulletins du second tour. C ‘est vrai quoi!

Mais………. mais ……… je réfléchis « vote utile » là !!!!!!  Je suis piégée !!!!!!!!. Et merde!  Je jette l’éponge, si la politique c’est être politique, et bien ce n’est pas pour moi. Je vais me coucher, c’est trop compliqué.

Vide dans la poitrine

Le vide, la peur de la mort, le côté absurde de l’existence, voilà ce qui m’accompagne depuis mon enfance comme je le disais dans un récent post. Pendant des années de thérapie j’ai essayé de comprendre l’origine de mes angoisses et puis un jour,  j’ai tout bonnement lâché prise et juste admis que j’étais faite comme ça. Je suis émotive,  anxieuse ; cela ne me plaît pas mais je ne peux pas y faire grand chose : admettre et lâcher prise, je n’ai pas trouvé mieux.

J’ai donc des moyens pour atténuer ou éviter des moments de spleens : la marche en campagne avec mon chien,  l’écriture (une fois posée, il me semble bêtement que l’angoisse n’est plus en moi mais sur le feuille), s’occuper des autres du mieux possible, coudre, faire une sieste, jardiner, me concentrer  et s’appliquer à  ce qu’une tache soit faite avec minutie, avoir des relations de qualité  régulières. Pendant des années, j’ai cru que m’agiter, m’épuiser dans le travail comme sur mon ménage, voir beaucoup de monde, réfléchir à un problème de façon obsessionnel m’éloignait de ce « vide »,  mais c’était une fuite bien puérile, un étourdissement me menant souvent à une grosse fatigue, un surmenage.  Je tronquais en fait mon angoisse contre de l’épuisement.

Avec les années, et à force de vivre avec moi, j’ai trouvé des subterfuges moins énergivores, respectueux de mes besoins. Toutes ces actions me calment, éloignent  ce trou béant qui semble parfois pouvoir m’aspirer.

Je prie aussi, cela m’aide de savoir que quelque chose de plus grand existe, qu’il n’y a rien d’autre faire que s’en remettre à cela (quelque soit son nom), que malgré mes défauts, quelqu’un m’aime dans mon humaine imperfection.

Bref, je vis ma vie d’anxieuse avec des moyens pour atténuer les mauvais côtés. Les bons me direz vous ? Jetés à la volée…. hum………. je dirais, ma prodigieuse capacité à m’émerveiller, ma faculté de ressentir les émotions,  ma propension à rire (dû à mon regard un tantinet décalé) et faire rire mes enfants et mon mari….ma conviction que je pourrais être bien pire!

C’est précieux  tout ça non ?

commérages et bavasseries

Je m’interroge. Est ce que les gens parlent des autres car ils veulent éviter de parler d’eux  ? par pudeur? orgueil ? pour se rassurer ? parce qu’ils se pensent indignes d’intérêt ?  ou juste parce que cela les occupe de papoter sur le dos des autres ?

Moi, quand je me lâche, je deviens extrêmement prolixe et franchement mauvaise, finis bons sentiments et bienveillance, place aux commérages et vilenies.   Quand la vanne est ouverte, c’est comme un cour d’eau trop longtemps contenu, je deviens un torrent de vacheries, comme si cela ne demandait qu’à sortir. Cela en est presque jubilatoire en fait.

Après bien entendu, je culpabilise mais c’est trop tard, j’ai bavassé comme une pétasse qui ne peut pas avoir d’autres sujets de discussion que cracher sur le dos de son prochain. Je ne me lâche pas souvent mais quand j’y vais j’y vais. Bien entendu c’est uniquement sur des gens que je n’affectionne pas du tout, je ne suis pas hypocrite en général. Cependant il m’est arrivé de bavasser (cf mon père) sur des gens que j’aime et là franchement, je me trouve assez pathétique par la suite même si sur le coup cracher mon venin me fait du bien. Après coup je suis mal. Le monde est supportable parce que nous sommes entourés de gens aimants et aimés, baver dessus n’est vraiment pas jojo, c’est même plutôt pathétique. Et puis, n’oublions pas que si je le fais, à priori les autres aussi le font.. sur moi peut-être?….  alors quoi ? même entre gens aimés on pourrait se critiquer ?  Mais putain nous ne pourrions être en sécurité nul part ???? Où va le monde quand même ? -:)

 

La campagne face à la mort

La vue de la nature  ne cesse de m’épater. Depuis que je suis enfant, je fais des crises existentielles, le temps est mon ennenmi, la peur de la mort ma compagne, l’absurdité de cette grande farce un étonnement. Depuis l’âge de 10 ans, je pleure à chacun de mes anniveraires c’est pour dire.

Avec les années,  j’ai appris à gérer ces angoisses . Cette mélancolie fait partie de ma personnalité mais heureusement j’arrive à la maintenir à distance la majeure partie du temps. Le moyen est de vivre dans l’instant. Dès que je me projette ou que je revisionne le passé, je me sens déjà moins bien, l’anxiété reprend le dessus. J’ai besoin d’un présent et d’un autre, un continuum rassurant . La nature et sa contemplation m’apporte cela. Je marche donc beaucoup et ne cesse de m’émerveiller devant cette perfection. Quelle création ! Tout est beau, pensé dans le moindre détail, harmonieux. La marche dans la campagne est un moyen de faire baisser les tensions, je m’intégre un pas après l’autre dans ce continuum, ce tableau enchanteur. Je songe souvent que l’être humain aurait mieux fait d’être nomade. La marche apporte vraiment un équilibre. A l’heure du grands flux migratoire venant de Syrie, je doute que ma pensée sucite un grand engouement (les migrants diraient même que je suis une sacrée conne) mais si on la décorrèle de la terrible actualité internationale, je suis certaine que nombreux comprennent pourquoi je dis cela.

Je suis donc nomade de la campagne tous les jours un peu.

Fausses croyances

 

L’ éducation, les expériences du passé, la compréhension qu’on a d’évènements ou de propos à un moment t de notre vie,  la généralisation d’un cas particulier…., tous ces éléments nous font adopter des croyances qui vont guider nos vies. Certaines nous auront permis d’avancer d’autres ont été blocantes, gênantes. J’aime bien de temps en temps me remémorer celles qui m’ont empêché d’avancer car parfois sans que je le réalise, elles se réactivent.

Ce soir pour me coucher je ne compte donc pas les moutons mais mes fausses croyances :

« Je dois aimer tout le monde »

« Une femme intelligente ne peut pas être aimée »

« Je dois toujours pardonner »

« Si une majorité de personne pensent une chose à laquelle je ne crois pas, ils ont raison et moi tort ».

« Je dois toujours me mettre à la place des gens ».

« Regarder la TV est improductif »

« La vie est dure »

« Les enfants bouffent la vie »

etc etc

Oups, je m’endors

nos amis les blouses blanches

Lorsqu’on a pas vraiment confiance en soi, on accorde davantage de crédit à ce que disent les autres qu’à ce qu’on pense. Du moins c’est ce que j’ai fait longtemps et fais encore souvent.

Mais soyons honnêtes, à part quelques vérités communément admises par tous du type la terre tourne autour du soleil, je réalise avec les années qu’on ne sait au final par grand chose, tout au plus on avance des théories, soutient des arguments qui nous arrangent, adhérons à des croyances. Quels sont les critères pour dire que quelque chose est ou n’est pas vrai  à part dans le domaines des sciences dures (et en Histoire peut être aussi), chacun y va finalement de sa petite idée et sera entendu celui qui la markete le mieux.

Je suis fille d’un physicien alors j’ai bien évidement beaucoup réfléchi sur le sujet. Le fonctionnement de mon père repose sur du purement cognitif là où je suis émotions, sensations, ressentis. Je le revois me dire « ce n’est toute même pas ma faute si j’ai toujours raison! « nous ne fonctionnons pas avec la même partie de notre cerveau et celle que j’utilise est celle des scientifiques, donc j’ai raison » ou encore « tu te trompes! ». Inutile de dire que je hais Descartes…

J’ai dû, afin de me persuader que je n’étais ni folle ni sotte beaucoup travailler pour m’efforcer d’identifier d’abord les faits, les relater avec neutralité, tirer des conclusions et admettre que mon ressenti était fondé, légitime, concordant ou m’avouer le cas échéant qu’il était complètement « irraisonné ». C’est un exercice qui a fait de moi une bonne juriste mais qui m’a demandé des nombreux efforts car ma nature est d’abord d’appréhender le monde via mes émotions. Ces dernières sont en quelque sorte les toutes premières antennes qui me relient au monde .

Donc pour en revenir à mon sujet, hier j’ai été consultée un cardiologue pour envisager l’éventualité de réaliser un test d’effort. J’ai en effet constaté depuis quelques temps que je m’essouffle au moindre effort et pourtant je marche beaucoup. N’ayant jamais vu ce docteur auparavant, ce dernier s’est enquis de mes antécédents, me demandant  entre autres choses si j’étais sous traitement.

Or,  il s’avère que je  prends comme seul traitement depuis 16 ans, un médicament entrant dans la catégorie des anxyolitiques.

A ma réponse, le bon docteur me dit « il y a d’autres moyens que la molécule vous savez. Vous avez pensé au yoga, à gérer votre respiration ? Faites vous confiance bon sang! Vous êtes jeune, vous m’avez l’air dynamique, en bonne santé,  vous n’avez pas besoin de ça ». Toute étonnée, je lui ai répondu:  »docteur, pendant 12 ans, un de vos confrères m’a affirmé sans me laisser aucun espoir possible, que je pourrai JA-MAIS vivre sans cette molécule. Je serais la première ravie de pouvoir arrêter mais quand on vous a pendant tant d’années affirmé à chaque fois que vous souhaitiez cesser ce traitement que vous ne pourriez pas le faire, comment arrêter ? Qui croire ? Comment se faire confiance ? « .

Je n’ai pas insisté mais moi ce matin devant mon écran sans lecteur, je pense, « J’aimerais tellement me faire confiance docteur, comme j’aimerais… mais comment s’y prend on ?  Et d’ailleurs, vous croire plutôt que lui ne serait pas davantage me faire confiance me semble t’il.

 

 

j’aime pas les gens

Parfois, je manque de patience, ce n’est pas facile à admettre et pourtant, je dois me rendre à l’evidence, y’a des jours où je n’aime vraiment pas les gens mais alors vraiment, vraiment pas. Plus une seule once d’amour ni de charité, plus une goutte dans le réservoir, nada, que dalle, rien.

Dans ces  jours là, il me semble que ma survie dépend d’un isolement total et définitif,  une vie parallèle dans laquelle géométriquement parlant il me serait impossible de jamais recroiser un de mes semblables.

Dans mes songes, je n’ai plus aucune attache. Je me vois alors habitante des bois, cheveux  longs dans le dos, pieds nus, vêtue d’une longue robe de jute beige, teint diaphane acquis par des années de sagesse et de quiétude, les traits lisses (les rides c’est les soucis et les soucis c’est les autres). Je me vois honorer la nature et la remercier pour toute sa bonté.

Je me vois cuillerant des plantes pour fabriquer des onguents,  des décoctions, des tisanes. Bien entendu, je parlerais aux animaux qui me comprendraient. Je serais contemplative et respectueuse de ce qui m’est prété par Mère Nature.

Je méditerais, marcherais, couperais du bois, lirais, écrirais et me lierais peut être d’amitié avec les fées des bois et l’esprit des arbres. Bref, je serais sage, éthérée  et très instruite.

Je saurais tisser  l’écorce des bois, taner la peau des bêtes (mortes à ma porte de vieillesse), trouver de l’eau avec un baton, coudre un édredon de plumes d’oiseaux pour me tenir chaud, faire un feu avec du bois mouillé, écrire avec de la cendre, marcher pied nu sans jamais avoir froid.

Dans mes jours de pure détestation de l’autre et bien moi dans l’habitacle de ma voiture au milieu des bouchons, je me téléporte et deviens une Mystique habitante des bois.

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